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Pouvoir sur l'amour (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

« ...

(…) je lui demandais ce qu'il fallait faire pour qu'elle recommençât à m'aimer autant, pour qu'elle m'aimât plus que les autres ; je voulais qu'elle me dît que c'était déjà fait, je l'en suppliais comme si elle avait pu modifier son affection pour moi à son gré, au mien, pour me faire plaisir, rien que par les mots qu'elle dirait, selon ma bonne ou ma mauvaise conduite. Ne savais-je donc pas que ce que j'éprouvais, moi, pour elle, ne dépendait ni de ses actions, ni de ma volonté ?

 ... »


Marcel Proust, Du côté de chez Swann,
Troisième partie "Noms de pays : Le Nom"
in A la recherche du temps perdu, tome I
1913, Gallimard, La Pléiade, 1987, page 404

Bâtir sur les cœurs est une chose sotte (Charles Baudelaire, Confession)

« ...

Que bâtir sur les cœurs est une chose sotte ;
          Que tout craque, amour et beauté,
Jusqu'à ce que l'Oubli les jette dans sa hotte
          Pour les rendre à l'Eternité !

... »

Spleen et Idéal - XLV. Confession, vers 29 à 32
1861, GF Flammarion, 1991-2006, page 93

Amours réprimées (Charles Baudelaire, Femmes damnées)

« ...
 
Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi :
Je frissonne de peur quand tu me dis : "Mon ange !"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.
 
... »
 
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal - Les Épaves - III. Femmes damnées, vers 49 à 52
1861, GF Flammarion, 1991-2006, page 194

L'amour est partout (Zazie, Flower power)

« ...
 
Crois-moi. Si l'amour est parti. Dis-toi. Que l'amour est partout.
 
... »
 
Zazie, Flower power, sur l'album Totem
La Zizanie, Mercury, 2007

Ange ou Sirène, qu'importe (Charles Baudelaire, Hymne à la beauté)

« ...
 
Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
O Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton œil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, — fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! —
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?
 
... »
 
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal - Spleen et Idéal
XXI. Hymne à la beauté, vers 21 à 28
1861, GF Flammarion, 1991-2006, page 75
 
Résonance :
Plonger au fond du gouffre (Charles Baudelaire, Le Voyage)

Le jamais de mon toujours (Carla Bruni, Le toi du moi)

« ...
 
Tu es l'amer et moi le doute
Tu es le néant et moi le tout
Tu es le chant de ma sirène
Toi tu es le sang et moi la veine
T'es le jamais de mon toujours
T'es mon amour t'es mon amour
 
... »
 
Carla Bruni, Le toi du moi, sur l'album "Quelqu'un m'a dit"
2002, Naïve
 

Fugitive beauté (Charles Baudelaire, À une passante)

« ...
 
Un éclair… puis la nuit ! — Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
 
... »
 
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal - Tableaux parisiens - XCIII. À une passante, vers 9 à 14
1861, GF Flammarion, 1991-2006, page 137
 
Résonances :
Apparition (Charles Baudelaire, Les sept vieillards)
Indifférence (Charles Baudelaire, Le Beau navire)
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? (Pierre Corneille, Le Cid)

Je ne t'appartiens pas (Jean-Jacques Goldman, Appartenir)

« ...
 
Mon amant, mon mari
Mon toujours
Des mots si doux
Mais qui m'effraient parfois
Je ne t'appartiens pas
 
... »
 
Jean-Jacques Goldman, Appartenir, sur l'album "Entre gris clair et gris foncé"
Columbia, 1987-2000
 

Lumière aveuglante (Charles Baudelaire, L'aube spirituelle)

« ...
 
Le soleil a norci la flamme des bougies :
Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil,
Âme resplendissante, à l'immortel soleil !
 
... »
 
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal - Spleen et Idéal - XLVI. L'aube spirituelle, vers 12 à 14
1861, GF Flammarion, 1991-2006, page 94
 

Je ne crois pas en Dieu, mais en toi (Zazie, Au diable nos adieux)

« ...

Et puis n'en déplaise à Dieu
Ce n'est pas en lui que je crois
Tant pis n'en déplaise à Dieu
Ce n'est pas en lui, mais en toi
Je n'ai d'yeux que pour toi

... »


Zazie, Au diable nos adieux, sur son album "Zen"
Mercury, 1995
 

Clôture électrique (Katarina Mazetti, Le Mec de la tombe d'à côté)

« ...

Pour le coup, j'ai compris deux choses.
Elle ne comptait pas avoir d'autres cadeaux.
Et j'étais tombé amoureux d'elle.
Ce n'était pas exactement un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe.

... »


Katarina Mazetti, Le Mec de la tombe d'à côté, chapitre 10
traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus
Gaïa, 1998-2006, page 60

Un homme qui fait le mal sans être méchant (Jules Lemaître, Impressions sur le théâtre)

« ...

Perdican est vrai, car Perdican c'est vous, c'est moi ; c'est un homme qui fait le mal sans être méchant, qui souffre, qui aime, qui ne comprend rien au monde, qui doute de la bonté de la vie, et qui persiste à vivre pour aimer.

... »


Jules Lemaître, Impressions sur le théâtre, première série
Calmann-Levy, 1887
Il évoque ici le personnage de Perdican dans la pièce On ne badine pas avec l'amour, d'Alfred de Musset
propos cités par Romain Lancrey-Javal, dans l'édition de la pièce dans la collection Classiques Hachette, 1993, page 120


Résonance :
« J'ai aimé » (Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour)
 

Ce rêve étrange et pénétrant (Paul Verlaine, Mon rêve familier)

« ...

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend

... »

Paul Verlaine, Mon rêve familier, in Poèmes saturniens
1866
Résonance :
 

Des bras vraiment ouverts (Stéphane Balmino, De l'air)

« ...

Et qu'on lui donne enfin
(…)
De l'air, des bras ouverts qu'on n'referme pas

... »

Stéphane Balmino, De l'air, pour Olivia Ruiz sur son album "J'aime pas l'amour"
Polydor, 2003

« J'ai aimé » (Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour)

« ...

[Perdican]
On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé.

... »

Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour, Acte II, scène 5
Hachette 1993 - Classiques Hachette, page 61

L'attente est magnifique (André Breton, L'Amour fou)

« ...

Indépendamment de ce qui arrive, n'arrive pas, c'est l'attente qui est magnifique.

... »
 
André Breton, L'Amour fou - III
Gallimard, collection nrf, 1937-2004, page 33

« Pardonne-moi » (Mylène Farmer, Pardonne-moi)

« ...

Pardonne-moi
Si la douleur remue tout
Qu'elle me broie
De t'aimer comme un fou
Que tu n'es pas
Pardonne-moi

... »

Mylène Farmer, Pardonne-moi, sur l'album "Les Mots"
Polydor, 2001

Le secret de la vie (André Breton, L'Amour fou)

« ...

Et pourtant pour chacun la promesse de toute heure à venir contient tout le secret de la vie, en puissance de se révéler un jour occasionnellement dans un autre être.

... »

 

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